Préface Rabbinique

Il n’existe pas de geste anodin. Encore moins lorsqu’il s’agit de se soigner tout en respectant les règles alimentaires du judaïsme.

C’est pourquoi le Guide Médiel a proposé au Conseil des Rabbins Orthodoxes de Paris et de la Région Parisienne de se prononcer sur le caractère “casher” de certains médicaments et de s’assurer de leur conformité avec les lois et principes du judaïsme.

Ce n’est pas chose simple puisqu’il s’agit de mesurer le nécessaire respect dû aux traditions à l’aune du danger que représente la maladie.

Il existe, en ce domaine, plusieurs cas.

On trouve des médicaments destinés à atteindre un niveau optimal de santé mais dont le patient pourrait se passer. A l’inverse, d’autres médicaments revêtent un caractère d’urgence puisque c’est la vie même des malades qui est en cause.

En creusant encore un peu plus profondément, on pourrait établir certaines distinctions entre des soins indispensables à la survie, le traitement de fond d’une maladie, celui de la souffrance du malade ou enfin des prescriptions visant le bien-être physique ou moral du patient.

Les procédures d’examen de conformité aux principes de la Cacherout (règles alimentaires liées au judaïsme) seront différentes selon qu’il s’agisse d’un ou plusieurs des quatre cas que nous venons de citer.

La loi juive inscrit, dans sa règle, le respect absolu de la vie. De nombreuses obligations considérées comme immuables, s’effacent devant la nécessaire survie de l’Homme.

Le guide a statué sur la cacherout des médicaments contenus dans l’ouvrage, d’après les prescriptions du code universel régissant les différents domaines de la vie selon les principes du judaïsme.

Le conseil des Rabbins Orthodoxes a tranché tant en référence avec ce code appelé le “ Choulkhan Aroukh ” qu’en accord avec les décisions des ses commentateurs et responsables rabbiniques jusqu’à nos jours.

D’autres médications absentes de ce Guide auraient pu elles aussi répondre aux critères de la Cacherout.

Par ailleurs, des médicaments non casher pourraient devenir obligatoires dans le cas de maladies présentant un danger pour la vie.

Dans ce souci, le médecin a le devoir de porter secours et assistance à son patient par tous moyens et prescriptions utiles.

Le Conseil des Rabbins Orthodoxes a statué, sur les produits qui lui ont été soumis considérant autant la finalité de la médication, son caractère indispensable au regard de l’importance de la maladie, que les critères stricts d’examen des composants des produits.

Il a pensé ainsi aider à apaiser des consciences déjà meurtries par les épreuves de la maladie.

Toute précision pourra être apportée aux praticiens qui le souhaiteraient par les Rabbins de la communauté Orthodoxe de Paris et de la Région parisienne en écrivant à :

Messieurs
Le Rabbin Israël Abib, secrétaire général
et
Le Rabbin Serge Salomon Olesnicki secrétaire adjoint

Association D.R.E.R.C.O.
138 rue de Tocqueville
75017 Paris

Rabbin Hamou
Rabbin D. A. Heymann
Rabbin J. Schlammé
Rabbin M. Rottenberg